Dans une session animée par Marie-Julie Desrochers, et aux côtés de Johanne Bouchard, John Crowley a présenté l’ODD Culture – pour faire connaître le travail réalisé en 2025 (pour lire le projet d’ODD Culture) et surtout pour réfléchir ensemble à ce qu’on peut en faire en 2026.
Et la conclusion est claire : de nombreux institutions et réseaux, un peu partout au Canada, envisagent d’explorer l’adoption de l’ODD Culture comme cadre volontaire de planification, d’action et de reporting. Pour le bénéfice opérationnel immédiat, pour le potentiel de partage d’expérience et d’intelligence collective, et aussi dans l’espoir que la dynamique sociétale encourage les diplomates à intégrer la culture dans le futur cadre intergouvernemental à élaborer. Et ce sera un plaisir de les accompagner.
Ce qui apporte des éléments de réponse à l’interpellation qu’a lançée Pierre Winicki lors de l’annonce de la manifestation. A quelle « douleur », comme on dit en marketing, répond l’ODD Culture ? Il semble y en avoir trois, étroitement imbriquées :
1. la douleur que la valeur de la culture comme bien public soit niée par l’accent mis sur la contribution du secteur culturel au PNB,
2. la douleur que la culture, au lieu d’unir, devienne un champ de bataille et une arme dans les luttes idéologiques,
3. la douleur que l’absence de prise en compte de la dimension culturelle de tous les ODD en place la réalisation hors d’atteinte.
Et bien sûr, ce n’est pas un document qui peut y répondre. Pas davantage une conférence. C’est la construction patiente, difficile, collective de nouveaux potentiels d’action.